Blog MIMBUS

5 erreurs qui coûtent cher en formation professionnelle… et comment les technologies immersives permettent de les éviter

Rédigé par Mimbus | Nov 27, 2025 10:23:49 AM

Dans un contexte de pénurie de talents, de métiers en tension et de transformations rapides des process, la formation professionnelle n’a plus le droit à l’approximation.
Pourtant, sur le terrain, par manque de solutions, beaucoup d’entreprises et d’organismes de formation commettent encore les mêmes erreurs… qui leur coûtent du temps, de l’argent et des compétences.

Bonne nouvelle : les technologies immersives (réalité virtuelle, réalité augmentée, simulateurs, environnements 3D interactifs…) offrent aujourd’hui des réponses très concrètes à ces enjeux.

Passons en revue 5 erreurs fréquentes – et voyons comment l’immersion permet de les éviter.

 

Erreur n°1 – Former uniquement sur le terrain réel

Pendant longtemps, la formation s’est faite quasi exclusivement sur le poste de travail : en atelier, en entrepôt, sur chantier, en plateau technique.
C’est indispensable… mais pas toujours réalisable, et parfois très coûteux :

  • Immobilisation de machines, de lignes ou de zones entières
  • Risques d’accidents pour les débutants
  • Pression liée à la production : “on n’a pas le temps de prendre le temps”
  • Difficulté à reproduire certaines situations (incident, panne, pic d’activité…)

Comment les technologies immersives corrigent ça ?

Les environnements immersifs permettent de sortir l’apprentissage du réel… tout en restant au plus près de la réalité du terrain :

  • En réalité virtuelle (VR) : l’apprenant s’entraîne dans un environnement 3D proche de son futur poste de travail, sans bloquer les outils ni les flux.
  • En simulateur sur PC ou écran : il peut répéter des procédures, vérifier sa compréhension, sans mobiliser une machine.
  • En réalité augmentée (AR) : une fois sur le terrain, il est guidé pas à pas par des indications visuelles superposées à son environnement.

Résultat : la première confrontation au terrain se fait avec déjà des automatismes, ce qui réduit les erreurs, les risques et le stress.

Erreur n°2 – Sous-estimer l’engagement et l’émotion dans l’apprentissage

On pense souvent que la formation, c’est surtout une affaire de contenus : programmes, objectifs, référentiels.
Mais sur le terrain, ce qui fait vraiment la différence, c’est aussi :

  • le niveau d’engagement des apprenants,
  • l’émotion associée à l’expérience (peur de se tromper, fierté de réussir, curiosité…).

Des heures de présentation PowerPoint ou d’e-learning linéaire génèrent souvent de la passivité : l’apprenant regarde, clique, passe à la suite… sans vraiment vivre la situation.

Ce que permettent les expériences immersives

Les technologies immersives plongent l’apprenant au cœur de l’action :

  • Il doit prendre des décisions, réagir, collaborer, résoudre un problème.
  • Il ressent une implication émotionnelle : il est acteur, pas spectateur.
  • Il peut vivre des situations rares ou sensibles (panne critique, incident de sécurité, erreur client…) qui seraient difficiles à recréer en conditions réelles.

Cette intensité favorise la mémorisation et l’appropriation des bons réflexes.
On n’apprend pas de la même manière quand on “voit” une procédure… que quand on la vit.

 

Erreur n°3 – Ne pas mesurer réellement les compétences acquises

Beaucoup de dispositifs de formation s’arrêtent à des indicateurs très généraux :

  • Taux de présence
  • Satisfaction à chaud
  • Validation “globale” des acquis

Mais dans les métiers techniques, industriels, logistiques ou de construction, ce qui compte vraiment, c’est : la capacité à appliquer le bon geste, au bon moment, dans le bon contexte.

Comment les technologies immersives changent la donne

Les outils immersifs permettent une mesure fine et objective de la performance :

  • Temps de réalisation d’une tâche
  • Nombre d’erreurs commises
  • Respect d’une procédure (ordre des étapes, délais…)
  • Comportements sécurité : port des EPI, respect des zones, réactions à un incident

Les données sont automatiquement enregistrées et exploitables par le formateur ou le responsable de formation.

Cela permet de :

  • suivre la progression de chaque apprenant,
  • repérer les points à renforcer,
  • ajuster le parcours de formation avec beaucoup plus de précision.

Erreur n°4 – Ne pas laisser le droit à l’erreur

Sur le terrain, l’erreur peut coûter très cher :
accident, dégradation de matériel, perte de production, insatisfaction client…

Conséquence : les tuteurs laissent souvent peu de marge de manœuvre aux débutants.
Ce qui est compréhensible… mais limite aussi leur capacité à vraiment expérimenter.

Les environnements immersifs comme “zone de sécurité”

La grande force des technologies immersives, c’est qu’elles permettent :

  • de se tromper sans conséquence réelle,
  • de recommencer immédiatement,
  • de comprendre “ce qui se serait passé” dans le monde réel.

En VR ou sur simulateur, on peut :

  • tester une mauvaise décision,
  • voir ses impacts simulés,
  • corriger son geste,
  • rejouer la scène jusqu’à la maîtriser.

L’erreur devient un outil pédagogique, pas un échec à éviter à tout prix.

Erreur n°5 – Concevoir des contenus figés, difficiles à mettre à jour

Les métiers techniques évoluent vite :

  • nouveaux équipements,
  • nouvelles procédures,
  • nouvelles normes sécurité,
  • nouvelles organisations des flux.

Si les contenus de formation sont figés (supports papier, vidéos inchangées pendant des années, présentations PowerPoint statiques), ils deviennent rapidement déconnectés du réel.

Avec l’immersion, des contenus vivants et évolutifs

Les technologies immersives – quand elles sont bien pensées – permettent de :

  • adapter les scénarios à de nouveaux process ou équipements,
  • créer différents niveaux de difficulté pour s’adresser à des publics variés,
  • intégrer de nouveaux cas : incident, panne, pic d’activité, changement de consignes.

On passe d’une formation “monolithique” à un dispositif vivant, qui suit les besoins de l’entreprise ou du centre de formation.

Et concrètement, par où commencer ?

Intégrer les technologies immersives ne signifie pas tout révolutionner du jour au lendemain.
L’idée n’est pas d’opposer terrain vs immersion, mais de construire un parcours combiné :

  1. Découverte et entraînement en environnement immersif
    → Pour comprendre les gestes, les risques, les process, sans pression ni danger.
  2. Mise en situation sur le terrain
    → Avec un tuteur ou un formateur, pour ancrer les apprentissages dans le réel.
  3. Retour en immersion
    → Pour travailler des situations spécifiques, corriger des erreurs récurrentes, préparer des évolutions.

FAQ – Technologies immersives & erreurs en formation

  • Pourquoi former uniquement sur le terrain peut coûter cher ?
    Parce que cela immobilise des machines, perturbe la production et augmente le risque d’erreurs et d’accidents chez les débutants.
  • En quoi les technologies immersives réduisent les erreurs des apprenants ?
    En leur permettant de s’entraîner dans un environnement sécurisé, répétable, où ils peuvent se tromper sans conséquence réelle et recommencer jusqu’à maîtriser les gestes.
  • Comment l’immersion améliore l’engagement en formation ?
    L’apprenant est acteur : il prend des décisions, vit des situations proches du réel et ressent davantage d’émotion, ce qui renforce la mémorisation.
  • Peut-on vraiment mesurer les compétences dans un simulateur ou en VR ?
    Oui, les solutions immersives suivent des indicateurs précis : temps d’exécution, erreurs, respect des procédures, comportements sécurité, etc.
  • L’immersion remplace-t-elle la formation sur le terrain ?
    Non, elle la complète. On utilise l’immersion pour préparer, sécuriser et standardiser la formation avant la mise en situation réelle.
  • Que devient le rôle du formateur avec les technologies immersives ?
    Le formateur passe moins de temps à expliquer et démontrer les bases, et plus de temps à accompagner les apprenants, les corriger et individualiser leurs parcours.

Ce qu'on peut en conclure

Les erreurs en formation professionnelle ne sont pas une fatalité.
Elles viennent souvent de réflexes historiques : tout former sur le terrain, peu mesurer, limiter l’erreur, figer les contenus…

Les technologies immersives offrent aujourd’hui des réponses concrètes à ces problématiques :

  • plus de sécurité,
  • plus d’engagement,
  • plus de réalisme,
  • plus de données pour piloter les compétences.

 

 Pour continuez à vous informer, c'est par ici !